Technique, production, conseil
Les fondations : systèmes d’information, ingénierie, production et responsabilités techniques dans des environnements où l’on apprend vite que la qualité d’une décision se voit d’abord dans son exécution.
J’ai passé ma vie professionnelle à des endroits où la technique ne suffit pas. Il faut écouter, remettre les faits dans l’ordre, relier des sujets qui ne se parlent pas spontanément et décider sans perdre de vue la suite.
Européen convaincu. Une histoire méditerranéenne. Une vie construite entre l’Europe et l’Afrique.

Une bonne décision n’est pas celle qui paraît brillante dans une salle de réunion. C’est celle dont on a compris les effets, les dépendances et ce qu’elle laisse encore possible demain.
Avec le temps, je me suis méfié des réponses trop rapides et des sujets traités en silos. Un programme complexe oblige à regarder ce qui se passe entre les cases : les effets d’un choix sur le budget, le planning, la sécurité, les équipes ou le terrain.
J’aime cette zone-là. Elle demande de la méthode, une information solide, un peu de recul et la capacité d’arbitrer quand tout n’est pas parfait.
Une infrastructure n’est jamais seulement une infrastructure. Elle peut déplacer un risque, une ressource, un délai ou une dépense. C’est souvent dans ces corrélations que se trouve la vraie décision.
Profondément européen, je reste ataviquement méditerranéen et très attaché à l’Afrique du Nord et à sa perle, le Maroc, où j’ai vécu et travaillé, et qui m’a tant donné.
L’Europe est mon cadre naturel : celui d’une culture, d’une histoire, d’une certaine idée de la méthode et du débat. Elle n’est pas pour moi une frontière.
Ma vie professionnelle s’est construite en France, puis au Maroc, en Allemagne et sur plusieurs terrains africains. J’y ai appris quelque chose d’assez simple : ce qui fonctionne à Paris ne s’applique pas mécaniquement à Rabat, Karlsruhe, Alger ou Abidjan.
Les règles, les rythmes, le rapport à l’institution, à la décision et au temps changent. Il faut les comprendre avant de vouloir les corriger.

La Méditerranée apparaît au début du récit familial. Plusieurs générations plus tard, mon propre parcours y revient par l’autre rive.
Il y a d’abord Venise, la Sérénissime, qui apparaît dans l’histoire familiale comme une origine lointaine, toujours à découvrir… Une trace ancienne qui inscrit déjà le récit dans l’espace méditerranéen. Puis viennent le Rhin, l’Eifel et Paris ; enfin, dans ma propre vie, le Maroc.
Cette histoire compte pour moi parce qu’elle parle de circulation, de cultures qui se rencontrent et d’identité qui ne se réduit pas à un seul point sur une carte.




« Le voyage est parti de la Méditerranée. Il y revient par l’autre rive. »
Pas une destinée écrite d’avance ; plutôt une continuité que je n’ai comprise qu’avec le temps.
Venise · Rhin/Eifel · Paris · Maroc. Les images sont des repères du récit, pas des preuves historiques. Là où l’histoire familiale reste à documenter, le site le dit.

J’ai grandi avec le théâtre, les grands textes et les arts comme une présence ordinaire. J’en ai gardé le plaisir de lire, le goût des mots précis, des objets bien dessinés, des lieux qui ont une âme et des conversations qui prennent le temps d’aller au fond des choses.
Ce n’est pas à côté de ma vie professionnelle. Cela influence ma manière d’observer, d’écrire, de présenter une idée et parfois de trancher. Une solution peut être techniquement exacte et pourtant mal pensée dans sa forme, son usage ou sa relation aux autres.
J’ai aussi gardé une certaine méfiance pour ce qui en fait trop. L’élégance tient souvent à ce que l’on choisit de ne pas ajouter.
Le parcours n’a jamais suivi une filière unique : ingénierie, grands comptes, cloud, applications, opérations, secteur public, Maroc, Afrique, sport. Le fil rouge est ailleurs : responsabilité, arbitrage, équipes, budgets, systèmes et décisions qui engagent.
Les fondations : systèmes d’information, ingénierie, production et responsabilités techniques dans des environnements où l’on apprend vite que la qualité d’une décision se voit d’abord dans son exécution.
Chez Atos : pilotage financier et contractuel de grands comptes, direction des solutions cloud puis direction des applications en France, avec des équipes de plusieurs centaines de collaborateurs.
Direction d’opérations et de programmes complexes à Rabat, aux côtés de grands donneurs d’ordre des transports, de la finance, des télécoms, de l’énergie et des villes intelligentes, avec une ouverture vers l’Algérie et la Côte d’Ivoire.
Direction de marché puis management technique des applications en Europe du Sud ; en parallèle, développement d’activités dans le sport, les grands événements et les usages maîtrisés de l’intelligence artificielle.
Ce résumé est volontairement court. Je préfère laisser apparaître la cohérence du parcours plutôt que transformer cette page en curriculum vitae.
Une grande compétition est un concentré de décision : infrastructures, finance, opérations, réglementation, sécurité, données, ressources humaines, technologie et expérience des participants.
Ce qui m’intéresse n’est pas d’ajouter une couche numérique à un événement. C’est de faire en sorte que les informations se répondent, que les incohérences apparaissent tôt et que les arbitrages soient compréhensibles.
L’intelligence artificielle peut beaucoup apporter dans ce travail. Mais je la considère comme un outil d’analyse et de proposition, jamais comme un substitut à la responsabilité.

Conseil stratégique, notamment autour d’une académie de formation aux métiers du golf avec l’OFPPT, au Golf de Dar Es Salam à Rabat.
Interventions et travaux sur les usages de l’IA dans le sport, dont une conférence à Saïdia dans le cadre de Terre de Jeux 2024.
Direction budgétaire et travaux de structuration sur un programme international où le sport, les infrastructures, les données et les opérations doivent rester cohérents.
Après plusieurs décennies dans la technologie et la direction de programmes, j’ai envie de consacrer la suite à des projets où l’expérience sert vraiment : ceux qui demandent à la fois de la méthode, de l’imagination, une lecture internationale et la capacité de rester très concret.
Le sport, l’intelligence artificielle, les grands événements et les relations entre l’Europe et l’Afrique offrent aujourd’hui ce terrain.
Je n’ai pas besoin que les projets soient simples. J’ai besoin qu’ils aient du sens.
Écrire à Eric Dunkel